Le Musée Des Ursulines
Ouvert tous les jours (sauf lundi toute la journée et dimanche matin) de 10h à 12h et de 14h à 18h Fermé les 1er janvier, 1er mai, 14 juillet, 1er novembre, 25 décembre Ouvert uniquement de 14h à 18h les autres jours fériés Installé depuis 1968 dans l'ancien couvent des Ursulines, le musée conserve, sur trois niveaux, des collections dans les 3 domaines suivants: Archéologie
Les salles du rez-de-chaussée, consacrées à l'archéologie régionale, présentent tout d'abord l'histoire et l'urbanisme de la ville de Mâcon. Ensuite, une salle est dévolue à la préhistoire en mâconnais et souligne l'importance du site de Solutré. EthnographieAu premier étage, le département d'ethnographie nous donne à découvrir certaines époques de la vie des mâconnais et illustre les spécificités locales. Dans la salle dite " mâconnaise ", la présentation de poteries du Val de Saône montre la richesse, depuis le 18ème siècle, de la création des céramistes locaux.
Sont exposées aussi, des toiles de paysagistes régionaux, tels Laronze et Hugrel , des meubles et un intérieur de logis mâconnais reconstitué. Le travail de la vigne, tradition locale séculaire, est donné à voir à travers un parcours présentant : vieux outils, pressoir, reconstitution de plans de vignes aux diverses étapes du travail viticole avant les vendanges. La vie autour de la Saône est évoquée avec des pièces relatives à la batellerie, la pêche, les aménagements du cours d'eau. Ces activités donnent la mesure de l'importance des liens qui unissent Mâcon à sa rivière. Depuis peu, le sport est entré au musée avec avirons et bateaux, trophées et lignes d'eau. L'aviron au musée étonnera peut-être, pourtant ce sport fait partie de la mémoire mâconnaise. S'appuyant sur le patrimoine des Régates Mâconnaises et sur l'évocation des prestigieuses compétitions qui ont eu lieu sur le bassin naturel de la Saône, le parcours muséographique se veut accessible à tous. Des photographies anciennes, des affiches et de nombreux objets permettent de retracer l'évolution technique et l'histoire sociale de l'aviron.
Beaux-Arts![]() Le deuxième étage retrace chronologiquement l'histoire de la peinture et de la sculpture depuis la peinture française et flamande du 16ème siècle - on admirera une Vénus au miroir de l'école de Fontainebleau - jusqu'à l'art contemporain. ![]() La peinture hollandaise du 17ème siècle est représentée notamment par des scènes de genre et des paysages, thèmes chers aux écoles du Nord avec Codde , Horemans . Deux intéressants portraits d'artistes par Rootius et Droogsloot sont présents dans ce parcours. La salle consacrée au 17ème siècle français montre, avec des artistes fondateurs de l'Académie de peinture et de sculpture, toute la richesse de la notion de genre. Citons Le Brun , de Troy , Blain de Fontenay et à l'aube du 18ème, Largillière. Deux ensembles intéressants ponctuent la salle suivante, un groupe de peintres ayant fait le voyage d'Italie avec en contrepoint un beau portrait attribué à Titien et des oeuvres d'artistes du courant néo-classique travaillant sous l'Empire, tels Vestier , Gagneraux et Desoria . ![]() Sont regroupés ensuite plusieurs tableaux donnant un éclairage sur l'école du paysage à la fin du 19ème avec notamment Appian , Monet , Corot ou Ziem et le mouvement symboliste avec Henri Fantin-Latour , Pierre Puvis de Chavannes, Gaston Bussière ainsi qu'un artiste post-impressionniste ou pointilliste né à Mâcon, Hippolyte Petitjean. Témoignant de la révolution picturale du début du 20ème siècle et de l'art post-cubiste, les peintures de Jacques Villon , membre fondateur de la Section d'or, d' Albert Gleizes , de Jean Metzinger , tous deux auteurs du manifeste du Cubisme écrit en 1911, de Marcelle Cahn et de Le Corbusier précèdent, dans ce parcours chronologique, des peintures d'artistes du courant abstrait-géométrique. Aux pionniers de ce mouvement radical opposé à l'abstraction lyrique - Josef Albers avec son " Hommage au Carré ", Max Bill ou encore François Morellet et Gottfried Honegger - succèdent les artistes de l'association Repères (art concret) tels Aurélie Nemours, avec " Au commencement, le rythme du millimètre ", Günter Fruhtrunk, Hans Steinbrenner, ou encore Carlos Cruz-Diez, artiste engagé dans la voie de l'Op'art.
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