Beaux-arts européens

Le musée conserve des œuvres, peintures et sculptures, pièces maîtresses de l’histoire de l’art occidental du XVIème siècle jusqu’à l’art contemporain. Il présente, entre autres donations, les œuvres de la collection exceptionnelle que l’historien de l’art Henry Havard (1838-1921), spécialiste de l’art hollandais des XVIème et XVIIème siècles mais aussi de l’histoire des arts décoratifs a léguée à Mâcon en même temps que sa très riche bibliothèque conservée à la médiathèque de la ville.

XVIème siècle

La Vénus au miroir de l’École de Fontainebleau dialogue avec d'autres œuvres illustrant l’école bourguignonne tel que Le roi Salomon recevant la Reine de Saba.

Le Portrait d’un doge attribué au Titien (1488-1576) met en évidence la tradition du portrait en buste vu de trois-quarts dans l’Italie de la Renaissance.

La peinture flamande contemporaine, particulièrement présente dans les collections, est visible notamment à travers l’œuvre d’Anthonie van Blockland (vers 1533-1583), La rencontre de la Vierge et de sainte Elisabeth ainsi que par l’évocation de Suzanne et les Vieillards, huile sur bois attribuée à l’atelier de Jan Matsys (1509-1575).

XVIIème siècle

Des natures mortes de Peter Boel et scènes de genre de Jan Josef Horemans, Le Vieux (1682-1759) d'Abraham Govaerts (1589-1626) et Sébastien Vranx (1573-1647) illustrent le courant qui s’épanouit dans les Pays-Bas du nord et du sud tout au long du XVIIème siècle. La représentation du portrait d’artiste en compagnie de sa famille, également en vogue, se retrouve dans les œuvres de Jan Albertsz Rotius (1624-1666) ou Joost Corneliz Droochsloot (1586-1666).

La peinture française du XVIIème siècle est mise en lumière par les scènes à caractère mythologique et religieux de Charles Le Brun (1619-1690) et de Philippe de Champaigne (1602-1674), mais également par des exemples émanant d’artistes de la région tel Jean de la Borde (avant 1659 - ?).

L’art du portrait est abordé à travers les œuvres de Nicolas de Largillière (1656-1746) ou la représentation de Madame de Maintenon en gouvernante des Enfants de France, attribuée à Pierre Mignard (1612- 1695). Un ensemble de meubles et de faïences illustre également la circulation des modèles et des styles à travers l’Europe avec des exemples issus des ateliers italiens, espagnols et néerlandais.

XVIIIème siècle

L’importance du « Grand Tour » dans le cadre de la formation des peintres en Europe au XVIIIème siècle est évoquée grâce à des œuvres de Jean-Baptiste Lallemand (1716- 1803) ou Jacobus Storck (1641- après 1692).

La peinture religieuse, illustrée par l’épisode de Tobie et l’Ange par Joseph-Benoît Suvée (1743-1807) et la scène à caractère mythologique d’Etienne-Barthélémy Garnier (1759-1849) représentant L’Affliction de la famille de Priam reflètent l’état des préoccupations artistiques en Europe à l’aube du néoclassicisme.

L’affirmation du portrait comme moyen d’asseoir un statut social et l’évolution du genre dans les années 1780 selon le modèle anglais se reconnaissent dans Jean-Laurent Mosnier (1743-1808).

Le papier peint panoramique de la manufacture mâconnaise Joseph Dufour (1754-1827) rappelle le goût pour l’exotisme, véhiculé par les grandes expéditions du XVIIIème siècle à destination de l’Océanie ainsi que l’enthousiasme suscité par ce type de décor.

XIXème siècle

La diversité des courants qui s’épanouissent au XIXème siècle apparaît à travers les collections présentées : les paysages de Camille Corot et Antoine Chintreuil, la représentation de la femme chez Pierre Puvis de Chavannes, Gaston Bussière ou Hippolyte Petitjean

La présentation s’enrichit d’une sélection de faïences et de pièces d'orfèvrerie qui témoignent de l’évolution des arts décoratifs du XVIème siècle jusqu’au début du XXème siècle. Un important dépôt de la manufacture de Sèvres manifeste la vitalité et la créativité des artistes du secteur.

XXème siècle

Le parcours se termine par la présentation des collections datant de la seconde moitié du XIXe siècle à la période contemporaine. Il met en lumière les collectionneurs et critiques d’art qui ont influé sur la destinée du musée. Il révèle également les thèmes de prédilection des artistes, le voyage notamment, les expérimentations menées de l’aventure cubiste jusqu’à l’abstraction géométrique, permettant de mieux comprendre les principaux courants artistiques qui jalonnent la période et la constitution progressive des collections du musée, notamment par la donation Repères de 1997. 

La salle rassemble les œuvres d’artistes reconnus, tels Thomas Couture, Alexis Auguste Delahogue, Félix Ziem, Claude Monet, Louis Courtat, Jules Adler, Adolphe Déchenaud, Antoine Villard, Marcel Gromaire, Jacques Villon, Albert Gleizes, Jean Metzinger, Le Corbusier, Marcelle Cahn, Franciska Clausen, Josef Albers, François Morellet, Malcom Hugues, Joan Pala, Carlos Cruz-Diez, Hans Steinbrenner, Aurélie Nemours, Jean Leppien, Gottfried Honegger ou encore Jean-Michel Gasquet.

Cette salle a fait l'objet d'une rénovation complète et d'une ouverture au public fin 2020.