Le musée conserve des œuvres, peintures et sculptures, pièces maîtresses de l’histoire de l’art occidental du XVIème siècle jusqu’à l’art contemporain. Il présente, entre autres donations, les œuvres de la collection exceptionnelle que l’historien de l’art Henry Havard (1838-1921), spécialiste de l’art hollandais des XVIème et XVIIème siècles mais aussi de l’histoire des arts décoratifs a léguée à Mâcon en même temps que sa très riche bibliothèque conservée à la médiathèque de la ville.

Pour le XVIème siècle, la Vénus au miroir de l’École de Fontainebleau dialogue avec deux autres œuvres illustrant l’école bourguignonne, Sainte Catherine de Sienne et Le roi Salomon recevant la Reine de Saba. Le Portrait d’un doge attribué au Titien met en évidence la tradition du portrait en buste vu de trois-quarts dans l’Italie de la Renaissance. La peinture flamande contemporaine, particulièrement présente dans les collections, est visible notamment à travers l’œuvre d’Anthonie van Blockland (vers 1533-1583), La rencontre de la Vierge et de sainte Elisabeth ainsi que par l’évocation de Suzanne et les Vieillards, huile sur bois attribuée à l’atelier de Jan Matsys (1509-1575).

Des natures mortes de Peter Boel et scènes de genre de Matthieu van Helmont (1623- après 1679) ou Abraham Govaerts (1589-1626) et Sébastien Vranx (1573-1647) illustrent le courant qui s’épanouit dans les Pays-Bas du nord et du sud tout au long du XVIIème siècle. La représentation du portrait d’artiste en compagnie de sa famille, également en vogue, se retrouve dans les œuvres de Jan Albertsz Rotius (1624-1666) ou Joost Corneliz Droochsloot (1586-1666). La peinture française du XVIIème siècle est mise en lumière par les scènes à caractère mythologique et religieux de Charles Le Brun et de Philippe de Champaigne (1602-1674), mais également par des exemples émanant d’artistes de la région tel Jean de la Borde (avant 1659 - ?). L’art du portrait est abordé à travers les œuvres de Nicolas de Largillière ou la représentation de Madame de Maintenon en gouvernante des Enfants de France, attribuée à Pierre Mignard (1612- 1695). Un ensemble de meubles et de faïences illustre également la circulation des modèles et des styles à travers l’Europe avec des exemples issus des ateliers italiens, espagnols et néerlandais.

L’importance du « Grand Tour » dans le cadre de la formation des peintres en Europe au XVIIIème siècle est évoquée grâce à des œuvres de Jean-Baptiste Lallemand (1716- 1803), Jacobus Storck (1641- après 1692) ou Isaac de Moucheron (1667-1744). La peinture religieuse, illustrée par l’épisode de Tobie et l’Ange par Joseph-Benoît Suvée et la scène à caractère mythologique d’Etienne-Barthélémy Garnier représentant L’Affliction de la famille de Priam reflètent l’état des préoccupations artistiques en Europe à l’aube du néoclassicisme. L’affirmation du portrait comme moyen d’asseoir un statut social et l’évolution du genre dans les années 1780 selon le modèle anglais se reconnaissent dans Jean-Laurent Mosnier.

Le papier peint panoramique de la manufacture mâconnaise Joseph Dufour (1754-1827) rappelle le goût pour l’exotisme, véhiculé par les grandes expéditions du XVIIIème siècle à destination de l’Océanie ainsi que l’enthousiasme suscité par ce type de décor.

La diversité des courants qui s’épanouissent au XIXème siècle apparaît à travers les collections présentées : les paysages de Camille Corot, Claude Monet et Adolphe Appian, la représentation de la femme chez Pierre Puvis de Chavannes, Gaston Bussière, Hippolyte Petitjean ou François Corbusier…

Un autre volet de l’aventure artistique du début du XXème siècle, l’engagement des artistes dans la vie politique, est abordé à travers les figures d’Antoine Villard (1867-1934) et de Jules Adler (1865-1952) dont les Joies populaires témoignent d’une personnalité soucieuse d’œuvrer à la justice sociale.

Le parcours se termine par la richesse et la diversité du XXème siècle, de l’art post-cubique et du courant a b s t r a i t - g é o m é t r i q u e avec des œuvres de Le Corbusier, Marcelle Cahn, Jean Metzinger, Josef Albers, Max Bill, Gottfried Honegger, Marie-Hélène Martin, Aurélie Nemours, François Morellet. Cette salle fait l'objet d'une rénovation au cours du premier semestre 2020.

La présentation s’enrichit d’une sélection de faïences qui témoignent de l’évolution des arts décoratifs du XVIème siècle jusqu’au début du XXème siècle. Un important dépôt de la manufacture de Sèvres manifeste la vitalité et la créativité des artistes du secteur.