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Mâcon se chauffera au bois

Une nouvelle chaufferie biomasse plus écologique et moins chère pour les Mâconnais.

À compter de juillet 2018, la Ville de Mâcon bénéficiera d’une nouvelle chaufferie biomasse , à base de bois énergie.

Le renouvellement du contrat de chauffage urbain va permettre de proposer aux Mâconnais un service très performant : plus efficace et plus écologique, il sera aussi moins cher pour les abonnés.

C’est officiel ! Le futur délégataire du chauffage urbain a été choisi lors du dernier conseil municipal, le 16 novembre dernier : c’est l’entreprise Cofely du groupe Engie (GDF SUEZ) qui a été retenue pour la qualité de son offre.

Mâcon se verra ainsi dotée d’une toute nouvelle chaufferie mixte biomasse/gaz naturel qui sera implantée rue Mermoz. Équipée de deux chaudières à bois, elle produira près de 20 MW et sera complétée par deux chaudières secondaires au gaz naturel et une chaudière mixte gaz/fioul domestique. Une solution de cogénération est aussi incluse, c’est-à-dire une production d’électricité et de chaleur via des moteurs gaz.

L’ancienne chaufferie de Bioux sera quant à elle mise à l’arrêt. Une partie sera néanmoins aménagée pour accueillir des chaudières mobiles en solution de secours.

EN CHIFFRES

33 M€
Investissement en travaux pour le délégataire.
55 %
Pourcentage minimum d’énergie renouvelable utilisée
620 000 T
Dégagement de CO2 évité en 24 ans
7 000
Nombre de logements raccordés au chauffage urbain
38,6 km
Longueur du réseau demain (35,5 aujourd’hui)

La construction de cette nouvelle usine, ainsi que des travaux de renouvellement du réseau (sans impact sur le réseau actuel) seront réalisés d’ici à l’été 2018. Puis, le raccordement de la chaufferie biomasse à compter du 1er juillet 2018 marquera le début de cette petite révolution thermique mâconnaise.

Les travaux, l’exploitation et l’entretien du chauffage urbain seront confiés à Cofely pour une durée de 24 ans.

Les Mâconnais pourront enfin s’approprier entièrement ce site au travers de visites pédagogiques organisées par Cofely.

À l’ouverture, l’entreprise envisage en effet de mettre en place des visites de la chaufferie pour les scolaires et pour un plus large public, dans un souci d’ouverture et de promotion environnementale de cet outil.

 

 

LA DSP POUR UNE MEILLEURE QUALITÉ DE SERVICE

Gérard Colon,  2e adjoint, chargé de l’urbanisme, de l’habitat, du développement durable, de l’organisation des déplacements et de la modernisation du service de chauffage urbain.

Pourquoi avoir décidé de changer de délégataire ?
Le contrat actuel, qui date de 1954, ne permettait pas de répondre aux nouvelles normes environnementales et à l’engagement de la Ville en matière de développement durable. La municipalité a donc fait le choix d’une résiliation anticipée avec l’ancien délégataire pour pouvoir proposer au plus vite une offre de chauffage plus moderne et plus attractive pour tous les bénéficiaires : les logements collectifs et individuels de particuliers ou de l’office public de l’habitat mais aussi les bâtiments municipaux et les entreprises raccordées.

Pourquoi avoir choisi de rester dans un système de délégation de service public ?
Nous sommes là dans le domaine industriel avec des spécificités particulières et un aspect technique très prégnant. Sans méconnaître les compétences des fonctionnaires, il s’agit d’un métier très éloigné de ceux que nous connaissons. La qualité du service passe par des femmes et des hommes compétents dans leur domaine. C’est cette compétence qui permet aussi les économies.
L’emprunt est aussi réalisé par le délégataire.

Pourquoi la Ville n’effectue-t-elle pas elle-même cet emprunt ?
Réaliser une nouvelle chaufferie tout en conservant la chaufferie de Bioux et en renouvelant les équipements anciens nécessite un investissement financier important que la Ville ne pouvait pas supporter. Le recours à une procédure de délégation de service public présente l’avantage de faire peser la charge de l’investissement, de la conception, de la construction et de l’exploitation sur le délégataire. C’est au délégataire d’assurer l’équilibre du financement des investissements.

Chaufferie des Bruyères : les dates-clés

  • Novembre 2015 :  La Ville de Mâcon attribue la Délégation de service public (DSP).
  • De janvier 2016 à juillet 2018 :  Construction de la nouvelle chaufferie des Bruyères sur l'ancien terrain des abattoirs. Elle sera composée de deux chaudières bois, une nouvelle cogénération et trois chaudières gaz.
  • Juillet 2018 :  Début de l'exploitation.
  • De juillet 2018 à janvier 2019 :  La chaufferie de Bioux est mise à l'arrêt puis démantelée jusqu'en 2019. La chaufferie des Bruyères est opérationnelle. Le raccordement réseau est achevé et est entièrement converti en "réseau basse pression" pour obtenir un rendement élevé et limiter les déperditions.

Plus de 30 % d’économies pour les usagers

Les abonnés vont pouvoir bénéficier d’un tarif plus attractif. L’énergie bois coûte moins cher que les énergies fossiles et est moins soumise aux fluctuations des prix. D’autre part, elle permet de bénéficier d’une baisse de la TVA à 5,5 % (au lieu de 20 %) grâce à une aide de l’État encourageant les réseaux de chaleur vertueux, c’est-à-dire qui utilisent au minimum 50 % d’énergie renouvelable.
Par exemple, pour un logement type de Mâcon Habitat d’une surface de 64 m², avec un abonnement de 7,2 kW et une consommation annuelle de 8,70 MWh, la facture passera de 1 050 euros en moyenne aujourd’hui à 690 euros demain. Soit une économie moyenne de l’ordre de 34 %.
Le futur délégataire s’est engagé à développer le réseau avec de nouveaux abonnés, ce qui permet de répartir les frais fixes sur un nombre d’abonnés plus important et contribue à l’attractivité des tarifs proposés.

Une solution technique plus fiable

Parce que la nouvelle chaufferie utilisera désormais de l’eau chaude basse pression et que le réseau sera optimisé par une boucle, les risques de coupures et de déperdition de chaleur seront limités. De plus, cette boucle réseau assurera en été une nouvelle alimentation en eau chaude sanitaire.

UN COMBUSTIBLE PRINCIPAL : LE BOIS-ÉNERGIE

L’énergie issue de la biomasse provient de matières organiques, en l’occurrence du bois qui présente une excellente qualité environnementale.
Combustible principal de la chaufferie avec un ratio minimum de 55 %, il sera complété par un appoint au gaz naturel. Le bois issu de forêts locales (Saône-et-Loire, Ain, Côte-d’Or et Jura) sera transformé en plaquettes forestières. C’est la combustion de ces plaquettes, environ 30 000 tonnes par an, qui va produire de la chaleur grâce à la chaufferie biomasse.

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