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Un dynamisme économique qui se traduit par une hausse des emplois et un taux de chômage plus bas que la moyenne.
La politique de dynamisme économique menée depuis une décennie par la Ville de Mâcon joue un rôle d’amortisseur de la crise. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Pôle Emploi enregistre la création de 1 553 nouveaux emplois sur Mâcon durant cette même décennie. Et, toujours selon les mêmes sources, la cité de Lamartine possède à la fin du second trimestre 2011, le deuxième taux de chômage le plus bas du département de Saône-et-Loire (7,3 %), bien en deçà de la moyenne nationale (9,2 %).
1 553 emplois ont été créés à Mâcon entre 2001 et 2011.
Comment expliquer ce bilan très positif, marqué à partir de 2000 par une forte poussée vers le haut de l’emploi, selon une étude de l’Insee de janvier 2012 ? Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte. La situation géographique exceptionnelle de Mâcon à la confluence de Paris, de Lyon, de Marseille, de Genève, avec une ouverture sur l’Ouest de la France, rend la ville extrêmement attractive pour les entreprises. D’autant plus qu’elle possède les outils de communication qui vont avec : gare TGV, autoroutes A6, A40, A 406, RCEA, quatre ponts et la Saône, passerelle vers le monde avec le performant Aproport.
Ces chiffres qui parlent
Plusieurs chiffres démontrent la bonne santé de l’économie de Mâcon et du Grand Mâcon : le taux de chômage est de 7,3 %
contre 9,2 %
au niveau national. Les jeunes de moins de 25 ans et les seniors y sont moins touchés par le chômage de longue durée que dans les autres territoires de la région.
En 2010, 963
entreprises ont été créées sur le secteur du Grand Mâcon (le chiffre 2011 devrait être équivalent).
En 2011, la Ville de Mâcon a consacré 18
millions d’euros aux investissements.
Pour 2012, le chiffre prévisionnel est de 42
millions.
| Au 1er janvier | Nombre d'emplois salariés |
| 2001 | 14 067 |
| 2002 | 14 616 |
| 2003 | 14 795 |
| 2004 | 15 153 |
| 2005 | 15 142 |
| 2006 | 15 172 |
| 2007 | 15 219 |
| 2008 | 15 758 |
| 2009 | 15 614 |
| 2010 | 15 435 |
| 2011 | 15 620 |
On remarque l'évolution très positive de 2010 à 2011 avec 185 emplois créés, après un léger recul en 2010 (Source : Assedic).
Autre facteur majeur, une volonté politique qui se traduit par un carnet de route du développement économique de Mâcon et de son agglomération mis en place en 2002 par la municipalité, et tenu à ce jour. Un plan d’actions construit autour de trois axes : la promotion du territoire, l'animation du tissu économique et le renforcement de l’offre territoriale.
La promotion du territoire tant extérieure qu’intérieure passe par la construction d’un véritable centre de ressources reposant notamment sur l'ADEMVAL (Agence pour le Développement Economique du Mâconnais – VAL-de-Saône) et la Mission économique de la Ville de Mâcon (numéro vert pour les chefs d’entreprise), en relation avec la Chambre de Commerce et d’Industrie, etc. Régis Lafaix, directeur de l’Ademval, constate que beaucoup de choses ont changé en dix ans à Mâcon. “ Les élus ont beaucoup travaillé. La ville centre s’est bougée remplissant son rôle de moteur du territoire, montrant une cité qui évolue, avance, ne se limitant pas à proposer simplement des terrains. Elle soutient autant la création d’entreprises que les sociétés en place désireuses de s’agrandir ”. Livrant une image forte au travers d’une nouvelle dynamique, Mâcon a su mettre en valeur ses atouts et ses charmes pour devenir le moteur économique du “ Grand Mâcon ”, un bassin de vie de 110 000 habitants.
Viticulture : le poids et l'image
Grâce à la viticulture, l’agriculture représente 5 % des emplois du Grand Mâcon. Elle constitue également une image de marque forte pour Mâcon et son agglomération d’autant que la ville centre porte le nom du vin.
Pour Jean-Michel Aubinel, président de l’Union des Producteurs de Vins de Mâcon, “ Mâcon bénéficie de retombées de par cette particularité. Le concours des grands vins de France contribue à sa notoriété dans tout l’Hexagone et au-delà. Même si intra-muros pas le moindre pied de chardonnay ou de gamay ne pousse, Mâcon reste le centre du vignoble. Mâcon a une carte à jouer, à l’image de Bordeaux et de Beaune. ”
Et les cérémonies des 75 ans de l’appellation Mâcon, célébrés en mai prochain, seront l’occasion de renforcer ces liens.
Pour y parvenir, les partenaires bêchent le terrain entre Paris et Lyon, pratiquant un marketing territorial. Une œuvre de longue haleine. “ Aujourd’hui les entreprises extérieures viennent plus facilement nous voir, estime Régis Lafaix. Le territoire est reconnu. Il est attractif.
Historiquement il possède une forte identité avec de très belles entreprises et un autre regard depuis dix ans. Les zones d’activité se sont remplies. Ça se voit et ça se sait. ”
Facilitatrice de projets, la Ville de Mâcon renforce l’accueil des nouveaux. “ Nous nous mettons à leur service, commente Évelyne Louard, responsable du service économique de la Ville. Nous sommes l’interface entre les entreprises et les complexités administratives. Nous essayons de régler tous les problèmes. En fonction de leur besoin en main d’oeuvre, en formation, ou autres nous les mettons en relation avec Pôle-emploi, la CCI, la Préfecture, etc. ” “ Les rendez-vous de l’emploi ” une fois par an permettent de mettre en relation les chefs d’entreprises avec les salariés. “ Chaque année nous plaçons 300 personnes, rappelle Évelyne Louard. Nous organisons aussi des réunions de concertation avec eux pour les grands projets de la Ville. ”
Jeff Hagedoren, directeur de Dulevo France
Mâcon offre tous les avantages à mon entreprise
Dulevo a installé son siège français à Mâcon il y a sept ans. Nous avons racheté Dimin, notre distributeur mâconnais sur la France. Nous sommes une entreprise italienne spécialisée dans le matériel de nettoyage industriel et de voirie, que vous voyez notamment dans les rues de Mâcon. Deux ans plus tard, grâce à Jean- Patrick Courtois, nous avons quitté Aproport pour nous ancrer dans l’Espace d’entreprises de Mâcon-Loché. Nous sommes passés de 12 à 38 salariés.
Dulevo France à Mâcon regroupe à la fois nos services administratifs, le SAV et la mise en service des machines neuves que nous préparons à la carte. Mâcon offre à mon entreprise tous les avantages, une situation géographique exceptionnelle, une accessibilité qui l’est tout autant, entre le TGV, l’A6, l’A40, etc. Nous sommes presque au centre de la France. Nous avons trouvé ici ce que nous recherchions, un pied à terre pour l’Europe du Nord. En plus, les zones industrielles ne sont pas excessivement chères.
Nous disposons de tout ce dont on a besoin pour travailler, à la fois en services et en compétences. La municipalité nous accompagne depuis le début et encore aujourd’hui. Nous avons besoin d’une embauche, nous les appelons, et ça marche ! Mâcon évolue avec une identité économique indépendante des autres en se battant de façon active, à l’exemple d’Aproport qui nous ouvre les portes de Genève.
Cette forte animation du tissu économique n’existe qu’au travers de l’humain. Les clubs d’entreprises de “ l’Ouest Mâconnais ”, des “ 2 Rives ” et du “ Tournugeois – Val-de-Saône ” ainsi que les Mégalodons remplissent ce rôle. Leur concepteur Gérald Dirickx, (conseiller industrie à la CCI) reconnaît avoir simplement suscité un besoin “ non révélé pour certains, mais latent. Au travers de la convivialité nous avons réussi, car le mérite en revient à tout le monde, à réunir entre eux les acteurs du monde économique. La mayonnaise prend, car c’est d’abord l’humain. Et le business, c’est de l’humain.
Le résultat est là. Il contribue à l’image dynamique de Mâcon et son agglomération. ”
Le renforcement de l’offre par ses zones d’activités participe également aux bons résultats de Mâcon. Sans oublier un enseignement supérieur regroupant 1 200 étudiants, apportant un atout supplémentaire.
Face aux défis futurs, Mâcon se dote d’un nouvel outil avec la Cité de l'entreprise qui accueillera très prochainement l’incubateur Inobiz et le siège européen du Canadien Tekna. Dans sa stratégie d’identité économique, “ Mâcon prendra soin de garder sa ligne directrice avec l’ambition d’offrir demain des emplois à nos enfants ” conclut l’élue responsable du dossier.
La Cité de l'entreprise innove aussi dans l'événementiel
Originaires du Beaujolais, Christophe Chazot et Stéphane Rocamora ouvrent dans la Cité de l’entreprise un complexe original de 950 m2 avec restaurant, bar, espaces d'entreprises, salle de réunion, showroom et une terrasse de 300 m2. Ils veulent apporter “ un concept global proposant deux activités complémentaires, la restauration et l’événementiel d'entreprises”.
Ils entendent accompagner la Cité de l’entreprise dans son développement.
“ Nous voulons que ce soit une vitrine pour l’extérieur. ” Ils souhaitent être un catalyseur de rencontres matin, midi et soir, entre les sociétés qui s’ancreront dans ce pôle de compétences.
Tout en étant modulable, l’offre de restauration oscillera entre un repas d’affaires à moins de 20 €, un service de groupe, ou une prestation à la carte très haut de gamme et sans limite.
Côté événementiel, ils répondront par du “ clé en main ” et du sur mesure aux besoins de communication de leurs clients, avec des packs allant de 5 à 200 personnes.
Développer son potentiel économique, c'est offrir toutes les conditions nécessaires à l'épanouissement des entreprises.
Mâcon compte cinq parcs d’activités et un parc commercial, celui des Saugeraies, où est implanté Leclerc. Le Parc d'activités de Mâcon-Nord à Sennecé-les-Mâcon, spécialisé dans la logistique, regroupe 42 entreprises employant 800 salariés dont Logidis. Le Parc d'activités Mâcon Grand-Sud accueille 250 entreprises soit 5 000 emplois avec des mastodontes comme Metso Minerals. Le Parc d'activités de Mâcon-TGV, à Loché, reçoit 58 entreprises avec 900 personnes dont Vlaemynck. Le Parc d'activités des Bruyères, le doyen, héberge 40 sociétés et 600 emplois dont Itron. Enfin le petit dernier, le Parc Grand Sud, débute sa commercialisation, Orval s’y est installée avec 50 salariés.
Mâcon possède des équipements bien supérieurs à la moyenne des villes de 35 000 habitants. Ville de sport, ville de culture, elle compte une médiathèque, la Cave à musique, le Crescent, de multiples terrains et salles de sports parfaitement équipés, un tennis avec de nombreux courts, deux golfs à proximité, un bowling, un boulodrome couvert, etc. Prochainement un cinéma multiplexe de 11 salles, une salle événementielle de 5 000 places et un port de plaisance de 420 anneaux complèteront l’offre. 2012 verra également l’ouverture de la Cité de l’entreprise, lieu de l'innovation économique.
Mâcon dispose d’un enseignement supérieur regroupant 1 200 étudiants, proposant des formations qualifiantes allant des BTS (bac +2) au Master. “ Sans cette offre, certains jeunes ne pourraient pas financièrement suivre des études supérieures à Lyon ou Dijon. En plus c’est important pour les entreprises locales de pouvoir disposer d’une main d’oeuvre hautement qualifiée ”, constate Chantal Robin-Denis, conseillère municipale déléguée en charge des formations professionnelles, de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle.